Je suis livrivore: The Curse

Chroniques récentes et à venir

 photo coupde_zps86l9ajtm.jpg

20 mai 2017

The Curse

The Curse (T1)
de Marie Rutkoski
nombre de pages : 455
difficulté de lecture : 2/3














résumé


Fille du plus célèbre général d'un empire conquérant, Kestrel n'a que deux choix devant elle : s'enrôler dans l'armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n'est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la " malédiction du vainqueur " : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l'objet de sa convoitise.

Elle ignore encore qu'elle est loin, bien loin, d'avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l'esclave, Arin, et comprend qu'il n'est pas qui il paraît... Mais ce qu'elle soupçonne n'est qu'une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage.

Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l'imagination d'une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple.


mon avis


Derrière une couverture mièvre à souhait et un résumé bateau se cache un petit bijou d'un genre nouveau qu'il serait dommage de rater! Ne pas se fier aux apparences donc, ni à la phrase d'accroche, et se lancer dans ce premier tome qui annonce une saga épique semblent donc les meilleures choses à faire. Je n'en ressors absolument pas déçue!

L'HISTOIRE

" La malédiction du vainqueur, c'est l'emporter à la fin, mais uniquement au prix fort. 
Payer si cher qu'on regrette la victoire."

L'histoire part de ce concept propre aux enchères et à la finance qui est fort subtile mais malheureusement sous exploité dans ce tome d'introduction. Cependant, il offre des nuances qui seront à explorer dans une suite que l'on attend de pied ferme. On rentre facilement dans le roman de Marie Rutkoski, et malgré quelques temps morts, le rythme va crescendo jusqu'à un final très prometteur. L'auteure ne brille pas avec une plume atypique ou détonante, mais réussi son pari grâce aux enjeux stratégiques et militaires brillamment mis en place. Des influences mythologiques et historiques très plaisantes assoient la crédibilité de l'univers. Avec sa société très hiérarchisée, The Curse a des airs de Red Rising ou Une braise sous la cendre.

Et si on aurait surement préféré une narration à la première personne, pour Kestrel comme pour Arin, le roman reste cohérent du début à la fin. Pas une seule fois je n'ai levé les yeux au ciel. Réussir ce test auprès de moi fait office de petit exploit car je deviens très exigeante avec les lectures de ce type. (et ni la couverture ni le résumé n'était rassurant de ce côté...!)

J'ai très envie de dévorer le deuxième tome, la mission de l'auteure est donc un grand succès!!

"La neige tombait sur elle, elle tombait sur lui, mais Kestrel savait que pas un seul flocon ne pourrait jamais les toucher tous les deux."


LES PERSONNAGES

La galerie de personnage reste pauvre en dehors des personnages principaux que sont Kestrel et Arin. Kestrel est une héroïne géniale, qui n'a pas besoin d'un homme pour grandir et démontre que l'intelligence et la perspicacité peuvent être des qualités bien supérieures à la force physique (puisque c'est une piètre guerrière...). Les combats ne se mènent pas que sur un champ de bataille et c'est un beau message envoyé au lecteur. 

"Si son coeur était de papier, elle pouvait le brûler. 
Il se muerait en un tunnel de flammes, une poignée de cendres."

Ensuite, Arin est un personnage masculin incroyablement bien construit. Leur relation évolue dans le respect, de manière saine et réaliste. Les jeux de mensonges auxquels ils se livrent sont parfois déroutants mais distillent les informations pour notre plus grand plaisir. Jess et Ronan auront peut être leur importance par la suite, en tout cas je l'espère de tout coeur.


CONCLUSION

Si vous aimez le poker et les enchères, cette tension palpable liée au bluff et aux retournements de situations, vous ne pourrez pas être déçus par The Curse. Sans pousser les enjeux à leurs extrêmes, ce premier tome s'en sort très bien grâce à des personnages principaux solides. Il pose les bases de ce qui s'annonce comme une saga grandiose à l'univers simple mais élégant. Addictif, rusé, The Curse est à lire au delà de son apparente mièvrerie. Si si je vous jure, le récit est très mature et bien ficelé : il ne faut pas passer à côté!!!





Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire